1) Sortir de ce fossé entre discours pseudo révolutionnaire et conformisme économique, c’est sortir d’une tranchée pleine de la boue sombre du
quotidien pour monter à l’assaut, non pas du ciel, mais d’un virtuel qui formate la réalité et qui pilonne l’espérance.
Sortir de la tranchée, de quelles façon ? En déplaçant les lignes, sans « ancrage » ! La Droite parle de révolution conservatrice, de révolution écologique, mais nous ? révolution semble un
mot tabou à gauche Aujourd’hui, qui sommes nous Camarades ? d’où venons-nous Camarades ? où allons-nous Camarades ?
Nous sommes Socialistes issus de la (Grande) Révolution et de sa fille assassinée : la Commune, nous voulons aller vers : l’Ordre Juste, La Paix Perpétuelle d’E. Kant et la République Universelle
de V. Hugo.
Révolutionnaires et Réformistes nous l’avons toujours été, en théorie et en pratique, acceptons notre métissage !, nous sommes les métis d’une violence historique jugulée et d’une Raison
philosophique exubérante !, restons idéaux-réalistes !
Etre socialiste aujourd’hui ne serait-ce pas avoir un surmoi écologiste, une haute conscience (un moi) sociale démocrate, un çà ira, ah çà ira mieux canalisé, mais aussi révolutionnaire marxisant
parce nous sommes socialistes aussi par colère ?
Rappelons nous Martin Luther King, « ceux qui empêchent les révolutions pacifiques génèrent des révolutions violentes »
De quelle manière ? par maîtrise des réalités mais aussi avec de l’ambition, de la volonté, de la vigueur, une perspective européenne ! subtile alchimie des intelligences intellectuelle et
émotionnelle : vision lucide et lucidité visionnaire
Extraire la substantifique moelle de notre doctrine socialiste et de nos expériences internationales pour de grandes réformes nécessaires et des micro révolutions (ou mutations) inéluctables (le
troisième choc pétrolier et la crise alimentaire risquent de ne pas s’effectuer en douceur)
Appliquer des macro réformes progressistes avec des micro révolutions progressives
Avoir des objectifs globaux réformistes avec des cibles révolutionnaires ponctuelles
Plus de Révolution mais des révolutions avec des petits r, faites de petits bonds, pour sortir du conformisme économique avec un caractère festif et pourquoi pas magique circonstanciel !
Des réformes, expressions d’un progressisme volontaire réalisable et non des promesses, c’est à dire une éthique matricielle !
Un désir d’avenir peut devenir noir sans les braises de l’idéal.
Sortir du fossé ce n’est plus aller vers l’idéal en passant par le réel mais d’attiser l’idéal pour forger le réel.
2) Produire et répartir autrement la richesse, cela n’est pas possible dans un seul pays, exemple les 35 heures.
Le socialisme humaniste dans un seul pays ne fonctionne pas. Seul(e) une contraction ou un reflux de la mondialisation entraînerait de rudes solutions différentes de production et de
répartition.
La richesse est aussi multiple et elle n’est pas seulement matérielle.
Une des richesses du PS, contrairement à la Droite, c’est de réfléchir sur la ou les richesses.
Inlassablement :Quelle(s) type(s) de richesse(s) voulons-nous produire ?
A l’adoration totémique de la valeur Travail par la Droite, la Gauche lui opposait le « Droit à la Paresse », Cette « Paresse » ne peut pas être un substitut créateur totalisable mais simplement
un adjuvant régénérateur indispensable. La valeur Travail comme assomption* systémique me semble préférable.
* pour assumer, prendre en charge
Substituer le PIB à l’IDH voire l’IBH et/ou d’autres indicateurs de production et de richesse qui valorise la Liberté, l’Egalité, la Fraternité et non la Cupidité, la Vénalité, la Stupidité.
La répartition doit s’effectuer en taxant ce qui est mauvais (Stiglitz) et valoriser ce qui est bon. D’où ( r )établir une échelle de valeurs matérielles et immatérielles. Cette noblesse «
ouvrière » permettra de combattre l’aristocratie financière aliénante.
L’empreinte écologique est telle que si tous les Terriens vivaient comme les Européens (donc les Français), il faudrait 3 planètes, comme les Américains 6.
Cessons d’être obnubilés par un modèle anglo-saxon dont le pragmatisme flegmatique et l’efficacité fascinante risquent d’être violemment empalés par l’épuisement des ressources naturelles !
Le noble art difficile du socialisme du 21ème me semble de :
- retisser et de vitaliser de multiples réseaux de solidarité et de convivialité, en les fédérant (interconnexions)
- de favoriser la complexité créatrice de ces réseaux, c’est le rôle de l’Etat à tous les niveaux (plus un système est complexe plus il est stable)
- faire mieux vivre en assurant / sécurisant les fondamentaux (alimentation saine, logement, santé, travail / activité,) avec moins de secondaire superflu qui corrompt les fondamentaux
- à chacun ses moyens et à tous les besoins fondamentaux (cf. ci-dessus) : le pouvoir de vivre décemment est plus parlant que le pouvoir d’achat pour des millions de nos concitoyens
- pour les couches sociales favorisées ou aisées : passer du « plus avoir » au mieux être (la consommation des anti-dé presseurs est un bon marqueur)
3 Que reprendre des modèles progressistes des autres pays et que rejeter ?
a) reprendre :
- le lien entre le parti et le syndicat (LO en Suède),
- la concertation, la négociation, la parité patronat / salariés, et le consensus.
- L’absence de rigidité dogmatique
- Le pragmatisme et l’empirisme quant ils sont orientés vers la construction européenne et l’universalisme
b) rejeter :
- le consensus mou,
- le manque d’autorité locale (exemple la Gauche Campanienne avec la crise des déchets à Naples)
- la dérive centriste qui amène à des grandes coalitions qui brouille la distinction Droite-Gauche ou à bilan social médiocre (exemple la Grande Bretagne avec une génération de jeunes qui sont
nihilistes « no future », un taux leader en Europe d’obèses et jeunes alcooliques)
- l’idéologie inconsistante du Parti Démocratique Italien, qui s’est aperçu guère avant les élections de la génération trentenaire diplômée à 1000 € / mois
- un universalisme autosuffisant ou un relativisme paresseux à l’égard des minorités culturelles qui conduisent tous les 2 à des communautarismes délitant la Société et favorisant le repli sur
soi (exemple la Grande Bretagne où l’activité associative est en très forte régression depuis 10 ans)
4) Agilité des entreprises et goût du risque / esprit d’entreprendre
a) Agilité des entreprises
Le tissu économique français résulte des PME. Les grandes entreprises ont suffisamment d’agilité puisqu’elles réalisent bien souvent jusqu’à 90 % de leur CA à l’étranger.
Trop souvent les PME « font de la cavalerie » (problème de trésorerie ou de BFR), parce qu’elles ont négligé, à un moment de leur développement, de se doter d’un gestionnaire bien rémunéré. Un
nouveau paramètre économique est à mettre en relief pour mieux « corriger les défaillances » : il s’agit de la productivité différentielle. Elle permet de comprendre pourquoi, dans les mêmes
conditions, une entreprise est plus performante « durablement » (au sens développement durable) qu’une autre dans le même créneau d’activité
L’agilité des entreprises passe par l’agilité mentale ou comportementale des entrepreneurs et des salariés.
L’Etat, via des organismes de conseils publics ou privés agréés, pourrait proposer une palette de prestations, de l’information à la formation (managériale, commerciale, financière) en passant
par le conseil, en échange d’une transparence contractualisée garantissant des charges sociales, des taxes et des impôts modulables en fonction de cette transparence et d’un engagement de
développement durable. Ce compromis serait donc un contrat modulable « gagnant / gagnant » et non plus une aide financière aux entreprises.
D’où l’idée d’une « école d’entreprise » comme il y a une « école des parents » et la création de cabinets agréés en conseils d’entreprise, ce qui permettrait aux PME et TPE défaillantes ou en
difficultés de se redresser ou de rebondir
Les PME les plus « durables » seraient dégrevées de taxes et d’impôts
b) Le goût du risque et l’esprit d’entreprendre
Il doit être calculé. L’esprit d’entreprendre pour réussir doit être enthousiaste et non euphorique. Avant de s’installer, un entrepreneur devrait avoir l’obligation de s’assurer si sont projet
est viable (concurrence trop fort ou non, marge trop réduite ou non). Là, également les organismes cités ci-dessus pourraient avoir ce rôle.
L’esprit d’entreprendre doit être semé et germer dès l’école secondaire, sans créer des individus unidimensionnels sans humanisme.
Le goût de l’effort bien instillé est le meilleur remède à la « glandouille »
Même pour l’économie sociale et solidaire, l’esprit d’entreprise est nécessaire.
Il peut être collectif et pas seulement individualiste
Les sociétés coopératives (les SCOP) ont un taux d’embauche supérieur à toutes les autres formes de sociétés. Il faut encourager leur développement par une culture du « nous » dès la petite
école.
Puisque la Chine et sa culture sont à la mode et très présentes, la notion d’économie yang, capitaliste et financière, et d’économie yin, sociale et solidaire pourrait être une grille de lecture,
les 2 économies interférant, se combinant sans se dissoudre l’une dans l’autre ou se livrer une lutte sans merci. (voir question 9)
Si l’individu (ou plutôt la personne) est toujours la mesure de toute chose, l’individualisme est la démesure de chaque chose en ce début de 21ème siècle.
La difficulté est de réagir le plus promptement possible et efficacement en fonction des idiosyncrasies individuelles et collectives.
Aux millions de visages salariés burinés par la finance, substituons la « Figure du Travailleur » éclairée par l’espérance
c) Quels compromis ?
- En sortie de scolarité : passage à « l’école du salarié » inculquant les droits et devoirs et en « coachant » les nouveaux venus dans le monde du Travail.
- La sécurité professionnelle ne peut être crédible qu’avec une formation / adaptation tout le long de la vie professionnelle. En 1992 Pierre Bérégovoy considérait qu’un jeune, quelque soit son
niveau d’études, changerait 5 fois de métier ou de fonction lors de sa vie professionnelle.
Les stages d’entreprise doivent être homogénéisés et sanctionnés par des unités de valeurs qui permettent par accumulation l’obtention d’un diplôme professionnel quelque soit le niveau
d’études.
- Renforcer les Observatoires Sociaux avec une concertation régulière syndicats / patronats / pouvoirs publics avec élaboration de mesures et prises de décisions.
L’amélioration de la situation des salariés et de leurs sécurités sociales s’effectuera en luttant contre la précarité et la pauvreté par tous les moyens
5) le meilleur des contrepouvoirs est un syndicalisme combatif mais responsable, sans négociation au rabais ou surenchère.
Il faut un syndicalisme fort en France et liquider le tribalisme syndical ambiant (environ 10 syndicats pour 6 % de salariés).
Les syndicats doivent sortir du corporatisme et retrouver leurs racines mutuellistes.
Le PS doit favoriser des fusions syndicales (exemple la scission CGT et FO issue de la guerre froide n’a plus de raison d’être).
Il faut donc une stratégie du Parti vis à vis des syndicats, à la fois au niveau relationnel d’appareil mais surtout pour les militants avec « une feuille de route » pour une action collective de
masse transformatrice et non des actions éparpillées, trop tièdes ou dogmatiques à efficacité limitée (un « entrisme » constructeur et créateur en somme)
L’Etat (gouvernement, inspection du travail, services sociaux) doivent tenir compte des « cultures d’entreprises » similaires dans les mêmes secteurs (corporatismes) par une meilleure maîtrise
managériale des structures économiques et psychosociologiques. Des politiques variables et modulées (en variant le curseur de la coopération à la sanction en passant par l’incitation) pourront
être alors plus efficaces.
Dans le cadre du développement durable, les entreprises (les PME et TPI) qui favorisent un dialogue social constructif et respectent l’environnement doivent être récompensés.
A la méritocratie individualiste opposons et substituons le mérite humaniste !
6) Comment rompre avec la redistribution passive et bureaucratique
En favorisant le goût de l’effort et en combattant l’inertie.
En promouvant le « gagnant / gagnant » : chômage actif, complément de revenu (RSA et non RMI)
En promouvant l’épargne au détriment du sur-endettement
En s’attaquant au « mille feuilles fiscal » sans casse sociale.
En basculant le plus possible à l’entreprise, par un mécanisme de dégrèvement fiscal certaines aides (allocations, logement, handicapés, famille) ou par un aménagement combinant la taxe
professionnelle, l’impôt sur les bénéfices, la TVA « sociale »
En récompensant les entreprises socialement responsables (« durables ») et en sanctionnant celles qui ne le sont pas par investigation des « cultures » d’entreprises selon les corporatismes
7) Le projet Européen ne peut s’améliorer que s’il devient politique (fédéraliste sur le long terme) avec pour objectifs :
- La préparation par le PSE du prochain traité renforçant le politique et la perspective d’une Europe fédérée en développement par l’expérimentation des coopérations renforcées à la carte
- la fin de l’indépendance de la BCE (fin de la privatisation des profits et de la mutuellisation des pertes)
- une politique économique en maîtrisant la BCE qui favorise l’emploi, avec des grands chantiers sur 2 à 3 décennies tels que les transports durables (ferroutage, fluvial, plate-forme
multimodales coordonnées) même si les coûts semblent faramineux (dixit Jacques BARROT pour les 300 G€ estimés à comparer avec les 500 G€ pour l’approvisionnement en pétrole et gaz)
- En réponse à la sclérose sécuritaire une politique des sécurités :
· sociale commune qui tire vers le haut : SMIC, sécurité sociale européenne fédérée (maladie, chômage, vieillesse) avec un mixte répartition, capitalisation durable, mutuellisation, un organisme
paritaire public / privé (type S.E.M ou P.P.P. régulés)
· professionnelle (formation tout le long de la vie) qui humanise la flexsécurité
· militaire avec une défense ou une armée européenne commune : elle coûterait moins chère à chaque Etat-Nation et serait plus efficace
· civile avec une coordination renforcée des moyens nationaux
· policière axée sur la proximité en étroite relation avec les structures éducatives
· écologique et environnementale (biodiversité, déchets, qualités des eaux, de l’air, de la vie, transports)
· alimentaire (lutte contre les OGM, les apports déséquilibrés)
- une diplomatie uni vocale et intraitable sur les Droits de l’Homme
- l’Hyper Démocratie comme volonté de puissance commune, civilisatrice, locomotive, modèle et exemple pour d’autres continents et sous-continents
- Renforcer l’entité européenne par la création d’un service civique européen (SCE) d’abord volontaire puis obligatoire d’abord pour les jeunes, mais pourquoi pour des chômeurs actifs et des
seniors « à la retraite ». Ce SCE serait encadré militairement et non militarisé (une « Garde Européenne ») à vocation humanitaire, éducative, sociale, et écologique avec des interventions en
Europe et les PMA voire dans les zones de tension ou de conflit. Cette année de SCE devra être valorisée (dégrèvement d’impôt, points retraite, accès à la propriété…). La mise en route de ce
service civique EU pourra s’inspirer ou se décliner sur des projets existants (ERASMUS ou culturels type abbaye de Fontenay). A terme, cette Garde Européenne pourra avoir une action transversale
dans de nombreux domaines (lutte contre la faim, la pauvreté et la misère, protection de l’environnement, éducation, sécurités, soutiens et/ou coordination avec les militaires et/ou les ONG,
soutien aux personnes âgées…). Avec la lecture du rapport de Nicolas STERN, le SCE semble pertinent et indispensable à long terme. La mise en œuvre de ce projet pourrait être une prémisse à une
défense européenne et contourner l’OTAN
- une politique économique commune (1% du PIB de l’UE )vis à vis du « Sud » , c’est à dire des PVD et des PMA (cf. ci-dessous), le bloc euro-méditerranée est un bon tremplin, avec pour priorités
:
· la lutte contre la corruption
· la structuration ou le renforcement des administrations locales
· la formation des élites
· des aides directes aux populations nécessiteuses
· le développement irréversible d’une agriculture vivrière pour assurer l’autosuffisance alimentaire
8) La protection des peuples du Nord doit avoir pour paradigme le développement durable.
Il est scandaleux que des pays qui pourraient être autosuffisant alimentairement risque la famine en exportant en Europe des oléagineux (exemple le Sénégal)
Les nouvelles règles sont de nature :
- environnementales avec l’intégration progressive des coûts externes (pollutions de l’air (CO2, CH4, COV, SO2, NOx…), de l’eau, occupation de l’espace, bruit, consommation d’énergie, déchets) et
la conformité progressive à des normes type ISO 14000
- sociales : pas de travail des enfants, minimum de protection sociale, conditions de travail décentes, avec des notations et une amélioration continue (ISO 9000 sociale)
- lutte contre la corruption (les transactions financières, dont le flux est plus de trois cent fois supérieur aux échanges de biens matériels, sont gérées par des maffias à hauteur de 10 % ) :
prévoir un plan « Surcouf » contre les maffias comme il y a un plan « Odin » contre le terrorisme
- régulation et coordination des organismes internationaux existants l’OMC, le FMI , la BM, l’ONU et les ONG
Il faut passer progressivement d’une aide au (co-) développement de 0,3 % à 1 % (voire 2 %) du PIB en structurant les services publics des PVD (compétence des fonctionnaires), en développant les
classes moyennes (enseignements secondaires et universitaires de qualité en cohérence avec les besoins de chaque pays), en stoppant la fuite des élites.
9) Le nouveau modèle de développement se nomme durable, traduction modulée exigée par le patronat français de « sustainable » qui signifie
soutenable.
Le développement durable libéral consiste en une économie de marché dominée par la finance, un minima social, un environnement aseptisé avec une répartition malthusienne des
ressources pour les PVD, une (sous) culture américanisée uniforme martelée par les médias, une démoscopie pour démocratie.
Il faut définir un développement soutenable socialiste opposé c’est à dire :
- une économie de marché à plusieurs composantes :
· libérale certes mais régulée avec des flux financiers contrôlés et taxés
· sociale et solidaire renforcée avec plusieurs déclinaisons (coopératives, mutuelles, caritatives, service civique, vivrières)
- une politique sociale courageuse avec harmonisation européenne progressive et aides à la structuration aux PVD : pérennités des systèmes de retraite (modulation du départ, pénibilité,
pré-retraite avec activités sociales ou civiques), d’allocations chômage (flexsécurité, activités sociales ou civiques complémentaires lors de la période de chômage), des soins médicaux
(renforcer la prévention)
- une politique écologique de sauvegarde de la biodiversité, de la lutte contre les changements climatiques, de l’agriculture bio, des sauvegarde des sols et des forêts, de la baisse et du
recyclage maximal des déchets produits, de la qualité des eaux (analyses systématiques obligatoires des hormones, des résidus médicamenteux, des PCB, des pesticides) et de leur consommation
modérée, des transports alternatifs au routier (ferroviaire mais aussi fluvial avec l’adoption du programme européen de 300 G€ sur le long terme rejeté par la commission Barrot)
- une politique culturelle des cultures, non pas arbitre et garante des différences et des identités mais maîtresse des écarts et génératrice des fécondités interculturelles
- une démocratie participative active : concertation et élaboration avec les ONG fédérées (par soucis d’efficacité) en conseils d’activités, promotion et renforcement des conseils de quartiers,
soit le slogan « tout le contre-pouvoir aux conseils »
Un développement soutenable du mieux et non du plus : une meilleure qualité de la vie au détriment d’une existence consumériste à la condition que les besoins fondamentaux (la base de la pyramide
de Maslow) soient satisfaits (nourriture saine et équilibrée, logement décent, habillement, service de santé)
Mohamed Yunus avec son livre « vers un nouveau capitalisme » donne des clés.
Passer de la Sarkonomie (« Reaganomics » à la française) à l’écolonomie.
Comme il a été dit question 1, puisque la Chine est à la mode : développer un modèle d’économie yin et yang en interaction et s’autorégulant.
L’Etat par ses services publics décentralisés doit assurer la régulation des 5 piliers du développement durable : l’économique, le social, l’environnemental, le culturel et la démocratie
participative
Yin pour l’économie sociale et solidaire déjà bien développée sous plusieurs formes qu’il faut renforcer par des mécanismes polyvalents : service civique, activités des seniors en mi-retraite, ou
des chômeurs de longue durée, système bancaire éthique, mécénat de l’économie yang, commerce équitable
Yang : économie capitaliste classique régulée avec :
- un système de taxation sur les transactions de capitaux (en Europe, c’est possible puisque l’Euro fort est attractif !)
- des règles éthiques : délimiter des taux maximal de profit, juguler l’effet casino, épargne actionnariale sécurisée, spéculation interdite sur les denrées de première nécessité, commerce
équitable
- comptabilité écologique internalisant les coûts externes (pollutions de l’eau, de l’air, des déchets, du bruit, de l’occupation de l’espace)
- intégration de l’empreinte écologique
Exemple d’interaction entre l’économie yang et l’économie yin :
- détaxation ou diminution des impôts des sociétés sur les bénéfices sur celles qui sont le plus « soutenables », c’est à dire qui atteignent des performances sociales environnementales, et
culturelles
10) Pratiquement et globalement pour le Parti, tel un inventaire à la Prévert :
- le Parti Socialiste doit-il changer de nom ? le socialisme honni dans les PECO n’est-il pas obsolète pour construire l’Europe ? un débat et un référendum à ce sujet sont-ils possible au PS Un
référendum sur le nom du PS, doit-on garder le nom parti socialiste ?
- « Camarade(s) » c’est ringard ou c’est un joli nom ?
- Le PS doit-il devenir la SFPSE (la Section Française du Parti Socialiste Européen) ?
- Un parti de masse avec des supporteurs (dons pendant la campagne électorale) d’adhérents (cotisations à 20 €), de militants (cotisation en fonction du salaire) pourquoi pas ? mais en
différenciant le supporteur, de l’adhérant et du militant
- Modulation des droits en fonction du statut de supporters, d’adhérent ou de militant, voire d’élu (suffrage censitaire ?).
- Constitution d’une aile droite et d’une aile gauche à plusieurs composantes ou courants inter relationnels, c’est à dire, brutalement une aile droite (pas de vautour) et une aile gauche (pas de
moineau) : Fin des courants « factieux » ou « claniques ».
- fini la pratique des courants rigides : à substituer avec une logique de clubs souples, véritables vertèbres du parti, l’innervant et reliant aile gauche et aile droite
- des clubs de réflexion (avec quelques candides, merci Voltaire) à la place des « think tank » (traduction Harraps : comité d’experts)
- pratique de majorité proportionnelle pour le programme de gouvernement
- logiques de concertation, consensus, synthèse, compromis en ce qui concerne les thématiques
- sortir du cadre et du débat franco-français et s’européaniser :
· ingérence réciproque et encadrée entre tous les partis du PSE
· création d’un mensuel européen du PSE
- le droit d’ingérence syndical (en refondant le syndicalisme en France)
- le droit d’ingérence associatif par le biais de Fondation(s), de l’IS pour contrer les lobbies ou soutenir d’autres Fondations (type Clinton)
- Un secrétaire général avec une durée mandat plus limité (2 ans) prolongée par tacite reconduction pour 2 ans si ses objectifs dans ce laps de temps sont réalisés pourquoi pas ? à discuter.
- Des primaires pour le choix du candidat à la présidentielle au plus tard 1 an avant la campagne électorale avec une campagne interne courte de 3 mois maximum (avant ou après les fêtes de fin
d’année), je crois que c’est à peu près cela qui vient d’être acté
- Le candidat à la présidentielle élu un an avant l’élection devient automatiquement le secrétaire général du Parti pour le rassembler
- Plus de motion de synthèse mais une motion majoritaire amendée selon les thématiques et des règles à définir.
- Création d’une école du socialisme (histoire, branches, variantes, économie, réussites, échecs, perspectives…) à différents niveaux par cours magistraux, DVD, BD…
- Constitution d’une Charte d’Ethique comportementale lors de la campagne interne pour éviter une « américanisation » et un agacement / confusion de l’opinion publique par médias interposés («
lavons notre linge sale en famille »)
- S’émanciper de la pression médiatique sous laquelle le militant de base se trouve happé avec un hebdo nouvelle formule qui reprend et discute des articles de la presse ordinaire concernant le
Parti, les interviews de nos dirigeants, les différents points de vue
La situation politique française et les échecs de la « troisième voie » en Europe nous contraignent à une ligne politique telle « un grand écart sur le fil du rasoir » résultant de la situation
actuelle de l’opinion publique (appétence pour l’extrême gauche et le centre) et de la crise financière mondiale.
Adoptons une politique de gauche centrée, plus propices que les politiques d’ancrage et de centre gauche.
Une politique tactique et non stratégique de concertation et non d’ouverture avec tous les opposants au néo-libéralisme dévastateur. Cette tactique doit déboucher vers une stratégie de
gouvernement pactisé avec le programme socialiste pour base (vivons sereinement notre hégémonie sans étouffer ni sur valoriser nos alliés traditionnels et potentiels)
Sortir de la tranchée, de quelles façon ? En déplaçant les lignes, sans « ancrage » ! La Droite parle de révolution conservatrice, de révolution écologique, mais nous ? révolution semble un mot tabou à gauche Aujourd’hui, qui sommes nous Camarades ? d’où venons-nous Camarades ? où allons-nous Camarades ?
Nous sommes Socialistes issus de la (Grande) Révolution et de sa fille assassinée : la Commune, nous voulons aller vers : l’Ordre Juste, La Paix Perpétuelle d’E. Kant et la République Universelle de V. Hugo.
Révolutionnaires et Réformistes nous l’avons toujours été, en théorie et en pratique, acceptons notre métissage !, nous sommes les métis d’une violence historique jugulée et d’une Raison philosophique exubérante !, restons idéaux-réalistes !
Etre socialiste aujourd’hui ne serait-ce pas avoir un surmoi écologiste, une haute conscience (un moi) sociale démocrate, un çà ira, ah çà ira mieux canalisé, mais aussi révolutionnaire marxisant parce nous sommes socialistes aussi par colère ?
Rappelons nous Martin Luther King, « ceux qui empêchent les révolutions pacifiques génèrent des révolutions violentes »
De quelle manière ? par maîtrise des réalités mais aussi avec de l’ambition, de la volonté, de la vigueur, une perspective européenne ! subtile alchimie des intelligences intellectuelle et émotionnelle : vision lucide et lucidité visionnaire
Extraire la substantifique moelle de notre doctrine socialiste et de nos expériences internationales pour de grandes réformes nécessaires et des micro révolutions (ou mutations) inéluctables (le troisième choc pétrolier et la crise alimentaire risquent de ne pas s’effectuer en douceur)
Appliquer des macro réformes progressistes avec des micro révolutions progressives
Avoir des objectifs globaux réformistes avec des cibles révolutionnaires ponctuelles
Plus de Révolution mais des révolutions avec des petits r, faites de petits bonds, pour sortir du conformisme économique avec un caractère festif et pourquoi pas magique circonstanciel !
Des réformes, expressions d’un progressisme volontaire réalisable et non des promesses, c’est à dire une éthique matricielle !
Un désir d’avenir peut devenir noir sans les braises de l’idéal.
Sortir du fossé ce n’est plus aller vers l’idéal en passant par le réel mais d’attiser l’idéal pour forger le réel.
2) Produire et répartir autrement la richesse, cela n’est pas possible dans un seul pays, exemple les 35 heures.
Le socialisme humaniste dans un seul pays ne fonctionne pas. Seul(e) une contraction ou un reflux de la mondialisation entraînerait de rudes solutions différentes de production et de répartition.
La richesse est aussi multiple et elle n’est pas seulement matérielle.
Une des richesses du PS, contrairement à la Droite, c’est de réfléchir sur la ou les richesses.
Inlassablement :Quelle(s) type(s) de richesse(s) voulons-nous produire ?
A l’adoration totémique de la valeur Travail par la Droite, la Gauche lui opposait le « Droit à la Paresse », Cette « Paresse » ne peut pas être un substitut créateur totalisable mais simplement un adjuvant régénérateur indispensable. La valeur Travail comme assomption* systémique me semble préférable.
* pour assumer, prendre en charge
Substituer le PIB à l’IDH voire l’IBH et/ou d’autres indicateurs de production et de richesse qui valorise la Liberté, l’Egalité, la Fraternité et non la Cupidité, la Vénalité, la Stupidité.
La répartition doit s’effectuer en taxant ce qui est mauvais (Stiglitz) et valoriser ce qui est bon. D’où ( r )établir une échelle de valeurs matérielles et immatérielles. Cette noblesse « ouvrière » permettra de combattre l’aristocratie financière aliénante.
L’empreinte écologique est telle que si tous les Terriens vivaient comme les Européens (donc les Français), il faudrait 3 planètes, comme les Américains 6.
Cessons d’être obnubilés par un modèle anglo-saxon dont le pragmatisme flegmatique et l’efficacité fascinante risquent d’être violemment empalés par l’épuisement des ressources naturelles !
Le noble art difficile du socialisme du 21ème me semble de :
- retisser et de vitaliser de multiples réseaux de solidarité et de convivialité, en les fédérant (interconnexions)
- de favoriser la complexité créatrice de ces réseaux, c’est le rôle de l’Etat à tous les niveaux (plus un système est complexe plus il est stable)
- faire mieux vivre en assurant / sécurisant les fondamentaux (alimentation saine, logement, santé, travail / activité,) avec moins de secondaire superflu qui corrompt les fondamentaux
- à chacun ses moyens et à tous les besoins fondamentaux (cf. ci-dessus) : le pouvoir de vivre décemment est plus parlant que le pouvoir d’achat pour des millions de nos concitoyens
- pour les couches sociales favorisées ou aisées : passer du « plus avoir » au mieux être (la consommation des anti-dé presseurs est un bon marqueur)
3 Que reprendre des modèles progressistes des autres pays et que rejeter ?
a) reprendre :
- le lien entre le parti et le syndicat (LO en Suède),
- la concertation, la négociation, la parité patronat / salariés, et le consensus.
- L’absence de rigidité dogmatique
- Le pragmatisme et l’empirisme quant ils sont orientés vers la construction européenne et l’universalisme
b) rejeter :
- le consensus mou,
- le manque d’autorité locale (exemple la Gauche Campanienne avec la crise des déchets à Naples)
- la dérive centriste qui amène à des grandes coalitions qui brouille la distinction Droite-Gauche ou à bilan social médiocre (exemple la Grande Bretagne avec une génération de jeunes qui sont nihilistes « no future », un taux leader en Europe d’obèses et jeunes alcooliques)
- l’idéologie inconsistante du Parti Démocratique Italien, qui s’est aperçu guère avant les élections de la génération trentenaire diplômée à 1000 € / mois
- un universalisme autosuffisant ou un relativisme paresseux à l’égard des minorités culturelles qui conduisent tous les 2 à des communautarismes délitant la Société et favorisant le repli sur soi (exemple la Grande Bretagne où l’activité associative est en très forte régression depuis 10 ans)
4) Agilité des entreprises et goût du risque / esprit d’entreprendre
a) Agilité des entreprises
Le tissu économique français résulte des PME. Les grandes entreprises ont suffisamment d’agilité puisqu’elles réalisent bien souvent jusqu’à 90 % de leur CA à l’étranger.
Trop souvent les PME « font de la cavalerie » (problème de trésorerie ou de BFR), parce qu’elles ont négligé, à un moment de leur développement, de se doter d’un gestionnaire bien rémunéré. Un nouveau paramètre économique est à mettre en relief pour mieux « corriger les défaillances » : il s’agit de la productivité différentielle. Elle permet de comprendre pourquoi, dans les mêmes conditions, une entreprise est plus performante « durablement » (au sens développement durable) qu’une autre dans le même créneau d’activité
L’agilité des entreprises passe par l’agilité mentale ou comportementale des entrepreneurs et des salariés.
L’Etat, via des organismes de conseils publics ou privés agréés, pourrait proposer une palette de prestations, de l’information à la formation (managériale, commerciale, financière) en passant par le conseil, en échange d’une transparence contractualisée garantissant des charges sociales, des taxes et des impôts modulables en fonction de cette transparence et d’un engagement de développement durable. Ce compromis serait donc un contrat modulable « gagnant / gagnant » et non plus une aide financière aux entreprises.
D’où l’idée d’une « école d’entreprise » comme il y a une « école des parents » et la création de cabinets agréés en conseils d’entreprise, ce qui permettrait aux PME et TPE défaillantes ou en difficultés de se redresser ou de rebondir
Les PME les plus « durables » seraient dégrevées de taxes et d’impôts
b) Le goût du risque et l’esprit d’entreprendre
Il doit être calculé. L’esprit d’entreprendre pour réussir doit être enthousiaste et non euphorique. Avant de s’installer, un entrepreneur devrait avoir l’obligation de s’assurer si sont projet est viable (concurrence trop fort ou non, marge trop réduite ou non). Là, également les organismes cités ci-dessus pourraient avoir ce rôle.
L’esprit d’entreprendre doit être semé et germer dès l’école secondaire, sans créer des individus unidimensionnels sans humanisme.
Le goût de l’effort bien instillé est le meilleur remède à la « glandouille »
Même pour l’économie sociale et solidaire, l’esprit d’entreprise est nécessaire.
Il peut être collectif et pas seulement individualiste
Les sociétés coopératives (les SCOP) ont un taux d’embauche supérieur à toutes les autres formes de sociétés. Il faut encourager leur développement par une culture du « nous » dès la petite école.
Puisque la Chine et sa culture sont à la mode et très présentes, la notion d’économie yang, capitaliste et financière, et d’économie yin, sociale et solidaire pourrait être une grille de lecture, les 2 économies interférant, se combinant sans se dissoudre l’une dans l’autre ou se livrer une lutte sans merci. (voir question 9)
Si l’individu (ou plutôt la personne) est toujours la mesure de toute chose, l’individualisme est la démesure de chaque chose en ce début de 21ème siècle.
La difficulté est de réagir le plus promptement possible et efficacement en fonction des idiosyncrasies individuelles et collectives.
Aux millions de visages salariés burinés par la finance, substituons la « Figure du Travailleur » éclairée par l’espérance
c) Quels compromis ?
- En sortie de scolarité : passage à « l’école du salarié » inculquant les droits et devoirs et en « coachant » les nouveaux venus dans le monde du Travail.
- La sécurité professionnelle ne peut être crédible qu’avec une formation / adaptation tout le long de la vie professionnelle. En 1992 Pierre Bérégovoy considérait qu’un jeune, quelque soit son niveau d’études, changerait 5 fois de métier ou de fonction lors de sa vie professionnelle.
Les stages d’entreprise doivent être homogénéisés et sanctionnés par des unités de valeurs qui permettent par accumulation l’obtention d’un diplôme professionnel quelque soit le niveau d’études.
- Renforcer les Observatoires Sociaux avec une concertation régulière syndicats / patronats / pouvoirs publics avec élaboration de mesures et prises de décisions.
L’amélioration de la situation des salariés et de leurs sécurités sociales s’effectuera en luttant contre la précarité et la pauvreté par tous les moyens
5) le meilleur des contrepouvoirs est un syndicalisme combatif mais responsable, sans négociation au rabais ou surenchère.
Il faut un syndicalisme fort en France et liquider le tribalisme syndical ambiant (environ 10 syndicats pour 6 % de salariés).
Les syndicats doivent sortir du corporatisme et retrouver leurs racines mutuellistes.
Le PS doit favoriser des fusions syndicales (exemple la scission CGT et FO issue de la guerre froide n’a plus de raison d’être).
Il faut donc une stratégie du Parti vis à vis des syndicats, à la fois au niveau relationnel d’appareil mais surtout pour les militants avec « une feuille de route » pour une action collective de masse transformatrice et non des actions éparpillées, trop tièdes ou dogmatiques à efficacité limitée (un « entrisme » constructeur et créateur en somme)
L’Etat (gouvernement, inspection du travail, services sociaux) doivent tenir compte des « cultures d’entreprises » similaires dans les mêmes secteurs (corporatismes) par une meilleure maîtrise managériale des structures économiques et psychosociologiques. Des politiques variables et modulées (en variant le curseur de la coopération à la sanction en passant par l’incitation) pourront être alors plus efficaces.
Dans le cadre du développement durable, les entreprises (les PME et TPI) qui favorisent un dialogue social constructif et respectent l’environnement doivent être récompensés.
A la méritocratie individualiste opposons et substituons le mérite humaniste !
6) Comment rompre avec la redistribution passive et bureaucratique
En favorisant le goût de l’effort et en combattant l’inertie.
En promouvant le « gagnant / gagnant » : chômage actif, complément de revenu (RSA et non RMI)
En promouvant l’épargne au détriment du sur-endettement
En s’attaquant au « mille feuilles fiscal » sans casse sociale.
En basculant le plus possible à l’entreprise, par un mécanisme de dégrèvement fiscal certaines aides (allocations, logement, handicapés, famille) ou par un aménagement combinant la taxe professionnelle, l’impôt sur les bénéfices, la TVA « sociale »
En récompensant les entreprises socialement responsables (« durables ») et en sanctionnant celles qui ne le sont pas par investigation des « cultures » d’entreprises selon les corporatismes
7) Le projet Européen ne peut s’améliorer que s’il devient politique (fédéraliste sur le long terme) avec pour objectifs :
- La préparation par le PSE du prochain traité renforçant le politique et la perspective d’une Europe fédérée en développement par l’expérimentation des coopérations renforcées à la carte
- la fin de l’indépendance de la BCE (fin de la privatisation des profits et de la mutuellisation des pertes)
- une politique économique en maîtrisant la BCE qui favorise l’emploi, avec des grands chantiers sur 2 à 3 décennies tels que les transports durables (ferroutage, fluvial, plate-forme multimodales coordonnées) même si les coûts semblent faramineux (dixit Jacques BARROT pour les 300 G€ estimés à comparer avec les 500 G€ pour l’approvisionnement en pétrole et gaz)
- En réponse à la sclérose sécuritaire une politique des sécurités :
· sociale commune qui tire vers le haut : SMIC, sécurité sociale européenne fédérée (maladie, chômage, vieillesse) avec un mixte répartition, capitalisation durable, mutuellisation, un organisme paritaire public / privé (type S.E.M ou P.P.P. régulés)
· professionnelle (formation tout le long de la vie) qui humanise la flexsécurité
· militaire avec une défense ou une armée européenne commune : elle coûterait moins chère à chaque Etat-Nation et serait plus efficace
· civile avec une coordination renforcée des moyens nationaux
· policière axée sur la proximité en étroite relation avec les structures éducatives
· écologique et environnementale (biodiversité, déchets, qualités des eaux, de l’air, de la vie, transports)
· alimentaire (lutte contre les OGM, les apports déséquilibrés)
- une diplomatie uni vocale et intraitable sur les Droits de l’Homme
- l’Hyper Démocratie comme volonté de puissance commune, civilisatrice, locomotive, modèle et exemple pour d’autres continents et sous-continents
- Renforcer l’entité européenne par la création d’un service civique européen (SCE) d’abord volontaire puis obligatoire d’abord pour les jeunes, mais pourquoi pour des chômeurs actifs et des seniors « à la retraite ». Ce SCE serait encadré militairement et non militarisé (une « Garde Européenne ») à vocation humanitaire, éducative, sociale, et écologique avec des interventions en Europe et les PMA voire dans les zones de tension ou de conflit. Cette année de SCE devra être valorisée (dégrèvement d’impôt, points retraite, accès à la propriété…). La mise en route de ce service civique EU pourra s’inspirer ou se décliner sur des projets existants (ERASMUS ou culturels type abbaye de Fontenay). A terme, cette Garde Européenne pourra avoir une action transversale dans de nombreux domaines (lutte contre la faim, la pauvreté et la misère, protection de l’environnement, éducation, sécurités, soutiens et/ou coordination avec les militaires et/ou les ONG, soutien aux personnes âgées…). Avec la lecture du rapport de Nicolas STERN, le SCE semble pertinent et indispensable à long terme. La mise en œuvre de ce projet pourrait être une prémisse à une défense européenne et contourner l’OTAN
- une politique économique commune (1% du PIB de l’UE )vis à vis du « Sud » , c’est à dire des PVD et des PMA (cf. ci-dessous), le bloc euro-méditerranée est un bon tremplin, avec pour priorités :
· la lutte contre la corruption
· la structuration ou le renforcement des administrations locales
· la formation des élites
· des aides directes aux populations nécessiteuses
· le développement irréversible d’une agriculture vivrière pour assurer l’autosuffisance alimentaire
8) La protection des peuples du Nord doit avoir pour paradigme le développement durable.
Il est scandaleux que des pays qui pourraient être autosuffisant alimentairement risque la famine en exportant en Europe des oléagineux (exemple le Sénégal)
Les nouvelles règles sont de nature :
- environnementales avec l’intégration progressive des coûts externes (pollutions de l’air (CO2, CH4, COV, SO2, NOx…), de l’eau, occupation de l’espace, bruit, consommation d’énergie, déchets) et la conformité progressive à des normes type ISO 14000
- sociales : pas de travail des enfants, minimum de protection sociale, conditions de travail décentes, avec des notations et une amélioration continue (ISO 9000 sociale)
- lutte contre la corruption (les transactions financières, dont le flux est plus de trois cent fois supérieur aux échanges de biens matériels, sont gérées par des maffias à hauteur de 10 % ) : prévoir un plan « Surcouf » contre les maffias comme il y a un plan « Odin » contre le terrorisme
- régulation et coordination des organismes internationaux existants l’OMC, le FMI , la BM, l’ONU et les ONG
Il faut passer progressivement d’une aide au (co-) développement de 0,3 % à 1 % (voire 2 %) du PIB en structurant les services publics des PVD (compétence des fonctionnaires), en développant les classes moyennes (enseignements secondaires et universitaires de qualité en cohérence avec les besoins de chaque pays), en stoppant la fuite des élites.
9) Le nouveau modèle de développement se nomme durable, traduction modulée exigée par le patronat français de « sustainable » qui signifie soutenable.
Le développement durable libéral consiste en une économie de marché dominée par la finance, un minima social, un environnement aseptisé avec une répartition malthusienne des ressources pour les PVD, une (sous) culture américanisée uniforme martelée par les médias, une démoscopie pour démocratie.
Il faut définir un développement soutenable socialiste opposé c’est à dire :
- une économie de marché à plusieurs composantes :
· libérale certes mais régulée avec des flux financiers contrôlés et taxés
· sociale et solidaire renforcée avec plusieurs déclinaisons (coopératives, mutuelles, caritatives, service civique, vivrières)
- une politique sociale courageuse avec harmonisation européenne progressive et aides à la structuration aux PVD : pérennités des systèmes de retraite (modulation du départ, pénibilité, pré-retraite avec activités sociales ou civiques), d’allocations chômage (flexsécurité, activités sociales ou civiques complémentaires lors de la période de chômage), des soins médicaux (renforcer la prévention)
- une politique écologique de sauvegarde de la biodiversité, de la lutte contre les changements climatiques, de l’agriculture bio, des sauvegarde des sols et des forêts, de la baisse et du recyclage maximal des déchets produits, de la qualité des eaux (analyses systématiques obligatoires des hormones, des résidus médicamenteux, des PCB, des pesticides) et de leur consommation modérée, des transports alternatifs au routier (ferroviaire mais aussi fluvial avec l’adoption du programme européen de 300 G€ sur le long terme rejeté par la commission Barrot)
- une politique culturelle des cultures, non pas arbitre et garante des différences et des identités mais maîtresse des écarts et génératrice des fécondités interculturelles
- une démocratie participative active : concertation et élaboration avec les ONG fédérées (par soucis d’efficacité) en conseils d’activités, promotion et renforcement des conseils de quartiers, soit le slogan « tout le contre-pouvoir aux conseils »
Un développement soutenable du mieux et non du plus : une meilleure qualité de la vie au détriment d’une existence consumériste à la condition que les besoins fondamentaux (la base de la pyramide de Maslow) soient satisfaits (nourriture saine et équilibrée, logement décent, habillement, service de santé)
Mohamed Yunus avec son livre « vers un nouveau capitalisme » donne des clés.
Passer de la Sarkonomie (« Reaganomics » à la française) à l’écolonomie.
Comme il a été dit question 1, puisque la Chine est à la mode : développer un modèle d’économie yin et yang en interaction et s’autorégulant.
L’Etat par ses services publics décentralisés doit assurer la régulation des 5 piliers du développement durable : l’économique, le social, l’environnemental, le culturel et la démocratie participative
Yin pour l’économie sociale et solidaire déjà bien développée sous plusieurs formes qu’il faut renforcer par des mécanismes polyvalents : service civique, activités des seniors en mi-retraite, ou des chômeurs de longue durée, système bancaire éthique, mécénat de l’économie yang, commerce équitable
Yang : économie capitaliste classique régulée avec :
- un système de taxation sur les transactions de capitaux (en Europe, c’est possible puisque l’Euro fort est attractif !)
- des règles éthiques : délimiter des taux maximal de profit, juguler l’effet casino, épargne actionnariale sécurisée, spéculation interdite sur les denrées de première nécessité, commerce équitable
- comptabilité écologique internalisant les coûts externes (pollutions de l’eau, de l’air, des déchets, du bruit, de l’occupation de l’espace)
- intégration de l’empreinte écologique
Exemple d’interaction entre l’économie yang et l’économie yin :
- détaxation ou diminution des impôts des sociétés sur les bénéfices sur celles qui sont le plus « soutenables », c’est à dire qui atteignent des performances sociales environnementales, et culturelles
10) Pratiquement et globalement pour le Parti, tel un inventaire à la Prévert :
- le Parti Socialiste doit-il changer de nom ? le socialisme honni dans les PECO n’est-il pas obsolète pour construire l’Europe ? un débat et un référendum à ce sujet sont-ils possible au PS Un référendum sur le nom du PS, doit-on garder le nom parti socialiste ?
- « Camarade(s) » c’est ringard ou c’est un joli nom ?
- Le PS doit-il devenir la SFPSE (la Section Française du Parti Socialiste Européen) ?
- Un parti de masse avec des supporteurs (dons pendant la campagne électorale) d’adhérents (cotisations à 20 €), de militants (cotisation en fonction du salaire) pourquoi pas ? mais en différenciant le supporteur, de l’adhérant et du militant
- Modulation des droits en fonction du statut de supporters, d’adhérent ou de militant, voire d’élu (suffrage censitaire ?).
- Constitution d’une aile droite et d’une aile gauche à plusieurs composantes ou courants inter relationnels, c’est à dire, brutalement une aile droite (pas de vautour) et une aile gauche (pas de moineau) : Fin des courants « factieux » ou « claniques ».
- fini la pratique des courants rigides : à substituer avec une logique de clubs souples, véritables vertèbres du parti, l’innervant et reliant aile gauche et aile droite
- des clubs de réflexion (avec quelques candides, merci Voltaire) à la place des « think tank » (traduction Harraps : comité d’experts)
- pratique de majorité proportionnelle pour le programme de gouvernement
- logiques de concertation, consensus, synthèse, compromis en ce qui concerne les thématiques
- sortir du cadre et du débat franco-français et s’européaniser :
· ingérence réciproque et encadrée entre tous les partis du PSE
· création d’un mensuel européen du PSE
- le droit d’ingérence syndical (en refondant le syndicalisme en France)
- le droit d’ingérence associatif par le biais de Fondation(s), de l’IS pour contrer les lobbies ou soutenir d’autres Fondations (type Clinton)
- Un secrétaire général avec une durée mandat plus limité (2 ans) prolongée par tacite reconduction pour 2 ans si ses objectifs dans ce laps de temps sont réalisés pourquoi pas ? à discuter.
- Des primaires pour le choix du candidat à la présidentielle au plus tard 1 an avant la campagne électorale avec une campagne interne courte de 3 mois maximum (avant ou après les fêtes de fin d’année), je crois que c’est à peu près cela qui vient d’être acté
- Le candidat à la présidentielle élu un an avant l’élection devient automatiquement le secrétaire général du Parti pour le rassembler
- Plus de motion de synthèse mais une motion majoritaire amendée selon les thématiques et des règles à définir.
- Création d’une école du socialisme (histoire, branches, variantes, économie, réussites, échecs, perspectives…) à différents niveaux par cours magistraux, DVD, BD…
- Constitution d’une Charte d’Ethique comportementale lors de la campagne interne pour éviter une « américanisation » et un agacement / confusion de l’opinion publique par médias interposés (« lavons notre linge sale en famille »)
- S’émanciper de la pression médiatique sous laquelle le militant de base se trouve happé avec un hebdo nouvelle formule qui reprend et discute des articles de la presse ordinaire concernant le Parti, les interviews de nos dirigeants, les différents points de vue
La situation politique française et les échecs de la « troisième voie » en Europe nous contraignent à une ligne politique telle « un grand écart sur le fil du rasoir » résultant de la situation actuelle de l’opinion publique (appétence pour l’extrême gauche et le centre) et de la crise financière mondiale.
Adoptons une politique de gauche centrée, plus propices que les politiques d’ancrage et de centre gauche.
Une politique tactique et non stratégique de concertation et non d’ouverture avec tous les opposants au néo-libéralisme dévastateur. Cette tactique doit déboucher vers une stratégie de gouvernement pactisé avec le programme socialiste pour base (vivons sereinement notre hégémonie sans étouffer ni sur valoriser nos alliés traditionnels et potentiels)
Vincent Contursi